Aller au contenu
Logo de la Maison Paternelle de Sainte BernadetteMaison Paternellede Sainte Bernadette

Le musée de la Maison Paternelle de Sainte Bernadette — Lourdes

Le Moulin Lacadé à Lourdes — Notre maison depuis six générations

La façade de la Maison Paternelle de Sainte Bernadette, rue Bernadette Soubirous à Lourdes
La Maison Paternelle de Sainte Bernadette sur une carte postale ancienne
L'accueil de la Maison Paternelle et son comptoir d'entrée en bois
La Maison Paternelle aujourd'hui.

Le Moulin Lacadé n'est pas un musée comme les autres. C'est la dernière maison de François Soubirous, le père de Bernadette. Et c'est la nôtre depuis six générations.

Nous vivons dans l'immeuble accolé, bâti par un frère de Bernadette pour rester près des siens. La maison, elle, est figée depuis la mort de François en 1871 : la vaisselle sur les étagères, le lit de Louise dans la cuisine, la chaise où Bernadette s'est évanouie dans les bras de sa mère mourante. Rien n'a bougé depuis cent cinquante ans.

Février 1865la famille Soubirous quitte le Cachot pour le Moulin Lacadé

La grande cuisine de la Maison Paternelle : la cheminée, la table et le lit de Louise près de l'âtre

François Soubirous a 58 ans. Derrière lui : le Cachot, 14 m² d'humidité malsaine où six personnes s'entassent, l'humiliation publique, le travail refusé parce qu'il est borgne, l'accusation d'avoir dérobé de la farine pendant que sa fille voit la Vierge Marie.

Monseigneur Laurence, l'évêque de Tarbes, arrache la famille à cette misère : en février 1865, il lui loue le Moulin Lacadé. Une vraie maison, un toit qui tient — même si la roue hydraulique du moulin attenant ne tourne plus. Bernadette, elle, réfugiée à l'hospice des sœurs de Nevers pour fuir pèlerins et curieux, n'y vit qu'à demi.

Louise, rongée par la tuberculose, s'alite dans la cuisine, près de la cheminée, et s'y éteint le 8 décembre 1866. En 1867, l'évêque achète la maison et la cède à François — le premier toit qu'il ait possédé, et qu'il gardera jusqu'à son dernier souffle.

Le Moulin Lacadé : une demeure du 19ème siècle miraculeusement préservée

La Maison Paternelle de Sainte Bernadette est un ancien moulin hydraulique du cœur historique de Lourdes, nommé d'après son ancien propriétaire, la famille Lacadé.

La façade austère donne sur la rue Bernadette Soubirous — en 1865, encore la rue des Moulins, qui en comptait six. Porte en bois massif, volets patinés, fenêtres sur deux niveaux : une architecture lourdaise du XIXe siècle, sans fioritures.

Au rez-de-chaussée, la cuisine de Louise

À droite de l'entrée, le moulin de François, sol en bois, murs en pierre. À gauche, la cuisine : sol de cailloux scellés au ciment, murs de pierre brute, cheminée noircie, la vieille table en bois du meunier — et, contre un mur, le lit de Louise.

Trop malade pour monter l'escalier, Louise ne quitte plus cette pièce, où Bernadette la retrouve deux fois par semaine. À l'été 1866, sa fille vient lui dire adieu avant son départ pour Nevers et s'évanouit dans ses bras, sur une chaise restée à la même place. Quatre mois plus tard, le 8 décembre 1866, Louise s'éteint dans ce lit, à 41 ans. Quand François s'en va à son tour, plus rien ne bouge : le lit de Louise ne sera jamais défait.

À l'étage, la chambre où François s'éteint

Des deux chambres d'origine, une seule reste ouverte aux visiteurs : celle des dernières années de François, juste au-dessus de la cuisine. Au fond, son lit, simple, sans ornement ; les draps rayés, jamais blancs, gardent le pli même qu'il leur avait donné.

Ancien maître meunier devenu journalier dans les années noires, François y vit seul quatre années durant — Bernadette partie, Louise morte — et s'éteint dans ce lit le 4 mars 1871, à soixante-quatre ans.

Contre l'autre mur, le petit lit en bois massif de Bernadette, qui de février 1865 à juillet 1866 descend de l'hospice deux jours par semaine pour revoir les siens. Les apparitions sont déjà loin : sept ans plus tôt, à la grotte, quand la famille s'entassait au Cachot, à quelques rues d'ici. Cette chambre, elle ne l'aura connue qu'en passant.

Le lit où Louise Soubirous s'est éteinte en 1866, dans la cuisine de la Maison Paternelle
La chambre à l'étage de la Maison Paternelle, ses lits d'époque et le portrait de Bernadette
Le mécanisme d'origine du Moulin Lacadé, conservé en place dans la Maison Paternelle
Le lit de Louise, dans la cuisine.

Les reliques de Sainte Bernadette préservées dans la Maison Paternelle

La robe de baptême brodée par Bernadette depuis Nevers pour son filleul Pierre
La petite grotte sculptée par Bernadette, présentée sous sa vitrine ancienne
Le missel personnel de Sainte Bernadette, conservé à la Maison Paternelle
Le petit mouchoir à carreaux de Bernadette, exposé à la Maison Paternelle
La robe de baptême brodée par Bernadette.

Bernadette partit pour Nevers en 1866 avec presque rien, quelques vêtements élimés. Mais ce qu'elle a touché, fabriqué ou envoyé depuis le couvent, la famille l'a précieusement conservé : ces reliques sont toujours là.

La robe de baptême brodée par Bernadette depuis Nevers

Apprenant que son petit frère Pierre, dont elle est la marraine, attend un enfant, Bernadette brode pour lui une robe de baptême — elle qui ne parlait que le patois et n'avait jamais tenu une aiguille avant d'apprendre au couvent à broder, à lire et à écrire. Le résultat est précis, presque sans imperfection.

Les enfants de Pierre meurent tous en bas âge, mais la robe traverse les générations : tous les enfants Soubirous y sont baptisés depuis, le dernier en septembre 2024. Elle est ici, blanche, immaculée, brodée à la main.

Les lettres manuscrites de Bernadette à Jean-Marie

Nous conservons aussi une lettre que Bernadette écrivit de Nevers à son frère Jean-Marie : l'écriture ferme, magnifique, d'une fille du peuple qui, sept ans plus tôt, n'avait jamais fréquenté l'école. Elle se lit dans la vitrine — simple, fraternelle, sans se savoir future relique.

Le missel, le mouchoir, les images, la petite grotte en charbon

Restent enfin son missel, un petit mouchoir à carreaux qu'elle gardait sur elle, des images pieuses fabriquées de ses mains, et une toute petite grotte sculptée par Bernadette dans un morceau de charbon, sans doute en souvenir de Massabielle. Des objets de tous les jours, qui ont vécu avec elle — c'est ce qui les rend bouleversants.

1872Pierre ouvre la maison aux pèlerins du monde entier

Les murs de pierre de la Maison Paternelle et les cierges déposés par les pèlerins
Le lit où couchait Bernadette, entouré des ex-voto de remerciement laissés par les pèlerins
Les cierges déposés par les pèlerins.

En 1871, Jean-Marie, notre arrière-arrière-grand-père, hérite de la maison à 20 ans à peine. Dès 1872, les premiers pèlerins frappent timidement à la porte.

« C'est bien ici la maison du père de Bernadette ? »

« Oui. »

« Pourrions-nous visiter ? »

Pierre, frère cadet et filleul de Bernadette, leur ouvre sans hésiter : la cuisine où Louise s'est éteinte, la chambre où François s'est éteint dans son grand lit en bois massif, le petit lit de Bernadette. Il raconte l'histoire vraie, crue, loin des livres pieux : le Cachot immonde, Louise faisant des ménages pour nourrir les siens, François accusé à tort de vol et emprisonné huit jours, un an avant les apparitions. Les pèlerins l'écoutent bouleversés, prient dans la chambre, repartent transformés.

Pierre ne réclame rien : cette maison appartient à l'histoire de Bernadette, et cette histoire se partage. Il accueille ainsi les pèlerins des décennies durant, jusqu'à sa mort.

Six générations de transmission : une famille qui veille

Cadre ancien « La Maison Paternelle à travers quatre générations », conservé dans la maison

Jean-Marie a transmis la maison à son fils Jean-Bernard, Jean-Bernard à son fils Bernard-Jean, Bernard-Jean à sa fille Françoise, et Françoise à nous. De 1867 à aujourd'hui : six générations, 159 ans. C'est devenu un musée, et c'est sa valeur : préserver ce qui était, exactement comme c'était.

Chaque jour, nous franchissons le seuil mitoyen pour ouvrir, accueillir, raconter. Un jour, nos enfants reprendront le flambeau : c'est notre mission depuis six générations.

Visitez la Maison Paternelle de Sainte Bernadette, un musée que la famille fait vivre, et découvrez l'histoire de François, Louise, Jean-Marie et la vie complète de Bernadette.

Nous vous attendons chez nous.

Venez vivre l'histoire là où elle a eu lieu

La maison de la famille de Bernadette se visite librement en 15 à 20 minutes, à quatre minutes à pied des Sanctuaires.

ou appelez-nous au 05 62 94 22 51

1. Choisissez votre date

juillet 2026
LMMJVSD

Ouvert 7j/7 d'avril à octobre, 9h30-12h15 / 14h15-18h30.

2. Qui vient visiter ?

Adultes

2,50 € par personne

2

Enfants de moins de 16 ans

Gratuit

0

Prêtres & religieux

Gratuit

0

Personnes en situation de handicap

Gratuit

0
Total — 2 visiteur(s)5,00 €

Paiement sécurisé par Stripe. Confirmation immédiate par email.