Pour le déjeuner, le centre regorge de restaurants à quelques minutes à pied des Sanctuaires — privilégiez les spécialités pyrénéennes (garbure, agneau de Bigorre, truite des torrents, fromage de brebis) et réservez en haute saison.
Puis place aux maisons : pendant que les groupes déjeunent encore, vous les aurez pour vous, ou presque. Suivez-les dans l'ordre de sa vie.
Le Moulin de Boly : la maison où tout commence
Adresse : 12 rue Bernadette Soubirous. Entrée libre, 20 à 30 minutes.
Le 7 janvier 1844, Bernadette naît dans ce moulin à eau. François est meunier, Louise tient la maison ; la famille vit correctement. Commencer ici, c'est voir d'où elle vient avant que tout bascule : l'accident qui coûte un œil à François, la perte du moulin, la chute au Cachot.
Le Cachot : la maison de la misère
Adresse : 15 rue des Petits-Fossés, à cinq minutes à pied. Entrée libre, 15 minutes.
Au début de 1857, la famille s'installe dans une ancienne cellule de prison désaffectée : quatorze mètres carrés pour six personnes, pas de fenêtre, des murs qui suintent l'humidité. C'est de cette pièce que Bernadette part, le 11 février 1858, ramasser du bois mort vers Massabielle — une adolescente de 14 ans, malade, qui ne sait ni lire ni écrire. Et c'est elle que la dame a choisie.
La Maison Paternelle au Moulin Lacadé : la dernière demeure de François
Adresse : 2 rue Bernadette Soubirous. Ouvert tous les jours d'avril à octobre, 9 h 30 — 12 h 15 / 14 h 15 — 18 h 30. Contribution à l'entretien : 2,50 €. Visite libre, 15 à 20 minutes.
C'est notre maison, celle que notre famille conserve depuis six générations. En 1865, l'évêque de Tarbes loue le Moulin Lacadé pour sortir les Soubirous du Cachot, puis l'achète et le cède à François en 1867. Louise y meurt le 8 décembre 1866, dans la cuisine — son lit est resté à sa place exacte — et François à l'étage, le 4 mars 1871. Depuis, rien n'a changé.
Vous y verrez les reliques que Bernadette a fabriquées ou utilisées — robe de baptême brodée au couvent de Nevers, lettres à son frère Jean-Marie, missel personnel, grotte sculptée dans du charbon.
L'Hospice : le refuge des dernières années à Lourdes
Adresse : rue de la Grotte, près des Sanctuaires (visite : se renseigner à l'office de tourisme).
Après les apparitions, Bernadette devient célèbre malgré elle et trouve refuge chez les sœurs de la Charité de Nevers, à une condition : voir ses parents deux fois par semaine et continuer à se rendre à la grotte. Elle y vit jusqu'à son départ définitif pour Nevers, en juillet 1866.